actualités    


Retour en images sur la visite de Michel GOUJON

86 ans après cette dramatique journée où l’enfant qu’il était a perdu son frère ainé, son grand-père ainsi que quatre voisins amis qui fuyant l’avance allemande sont tombés sous les bombardements…

En quelques minutes, la vie de Michel Goujon vient de changer, il est plongé dans l’univers des adultes et découvre la folie des hommes, il en restera marqué à jamais, tant physiquement que moralement.

Il est à Vézelise, ce 18 juin 1940, une date que tout le monde connait mais pour une autre raison, l’Appel du général de Gaulle, la France n’a pas encore capitulé que l’homme de la France Libre vient d’entrer dans l’Histoire avec un grand H.

Pour Michel Goujon, ce n’est pas l’histoire avec un grand H, mais pour lui c’est celle qui s’écrit avec un h tout court.

Partout des bombes italiennes pour certains, allemandes pour d’autres, tombent sur des populations et des troupes en déroute déjà mitraillés sur les routes de l’exode.

Michel Goujon est à Vézelise, avec sa famille, sa mère, son frère ainé, ses grands parents, sa grand tante, ses deux tantes, une dame polonaise travaillant sur l’exploitation agricole de la famille, ainsi que leurs voisins, un couple et leur fille, lorsque vers 16 heures le convoi est mitraillé et bombardé… On compte les victimes, certains blessés sont évacués vers Epinal.

Pour Vézelise on compte déjà 47 tués… sans compter ceux qui décèderont de leurs blessures à Epinal. Cinq, dont son frère ainé et son grand père font partie du groupe de Michel.

Ces images resteront et restent encore gravées dans la mémoire de Michel Goujon. Sa jambe sera sauvée par un médecin militaire à Epinal, mais il restera invalide.

Souvenir si fort, qu’en 2011, alors qu’il est en vacances, assis sur une plage, il se prend à dessiner … c’est ce cauchemar qui remonte en surface…

Une route, des arbres, le chariot sous lequel sa mère son frère et lui se cachent croyant être à l’abri, un chemin qui part sur la gauche… et cet avion qui arrive…

Michel n’avait pas encore 6 ans le 18 juin 1940…. Il en a 86 de plus aujourd’hui…

Depuis longtemps il avait envie de revoir l’endroit où tout cela est arrivé.

Il y a quelques mois, c’est une rencontre avec Christiane Jacquot, qui cherchait des cartes postales anciennes de Vézelise, qui a permis que ce souhait soit  exaucé…

C’est elle qui le jour même nous appelle pour nous demander si nous accepterions de contacter Michel Goujon… le lendemain c’était chose faite !

Des semaines de recherches complémentaires dans les archives pour pouvoir fournir un maximum de renseignements à Monsieur Goujon…

Une première date fixée au 10 juillet est reportée à plusieurs reprises pour cause de canicule…

Une rencontre à son domicile quelques jours avant et enfin cette visite tant attendue !

Et pour Michel Goujon l’homme qu’il est devenu a pu revoir ce lieu qui avait traumatisé l’enfant qu’il était en 1940 ...

Une rencontre particulièrement chargée d’émotion.







71 ans après les faits,

les souvenirs de Michel Goujon ressurgissent,

ces images restent figées dans sa mémoire




Devant le micro de Lou Attard de France Bleu, Michel avec Jean-Pierre Parisse, né en 1940,  qui habite juste à coté…


Une visite reportée à deux reprises pour cause de canicule….

mais confirmée pour ce 20 septembre !

la rencontre avec Simone Dormagen et Jean-Marie Vallance de Vézelise




Michel et Jean-Marie, presque le même âge en 1940 !


Roger CONRAD, 92 ans également, a apporté les Mémoires de guerre du sergent Paul Harmand de Benney,


Michel est formel c’est devant cette maison que les évènements se sont passés.






Devant le micro de Lou Attard de France Bleu, Michel avec Jean-Pierre Parisse, né en 1940,
qui habite juste à coté…


En route pour la seconde maison, celle signalée par sa mère en 1951


Covoiturage original dans le Dodge 4 x 4 de Patrick G.


En 1951, la mère de Michel et un de ses oncles étaient déjà venus dans l’espoir de revoir l’endroit où ils furent victimes des bombes lâchées par les avions ennemis




Jean-Marie indique l’endroit où fut aménagé le cimetière temporaire en juin 1940

Les bordures en béton existent toujours !




Le cimetière temporaire aménagé en juin 1940 pour les victimes des bombardements,

Marcel, le frère ainé de Michel y fut inhumé…




Jean-Pierre PARISSE


Jean-Marie VALLANCE


Une rapide visite de l’Espace de Mémoire


L’après-midi riche en émotions se termine par un traditionnel verre de l’amitié.

 


haut de page