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Samedi 6 juin, fin de matinée

 

Il est photographe et musicien américain, il s’appelle David AIMONE.

Depuis quelques jours, il réside dans une résidence d’artiste en Haute-Marne.

Il n’est « plus » qu’à 70 kilomètres de Vézelise.

 

A l’automne 1944, Kenneth AIMONE, le père de David servait dans la 3ème Armée US, celle commandée par le général PATTON. Affecté dans les services administratifs, son bureau est situé dans une caserne de la rue du sergent Blandan. C’est dans cette rue que réside également Armangeol, de son vrai nom Armand Mougeol, le dessinateur humoristique qui travaille pour l’Est Républicain. Armangeol qui a été très sérieusement blessé au tout début de la Première Guerre mondiale a perdu l’usage de ses jambes.

Kenneth pratique un petit peu le dessin, les deux hommes se croisent, se rencontrent, sympathisent et se lient d’amitié.

Lorsque Kenneth quitte Nancy, Armangeol lui offre deux dessins humoristiques que Kenneth emportera aux Etats-Unis.

Janvier 2021… après le décès de ses deux parents, David cherche à savoir qui est ce « Armangeol », l’auteur de ces deux dessins toujours accrochés dans la demeure familiale…

Ses recherches l’amènent à découvrir sur le net un troisième dessin humoristique d’Armangeol… qui celui-là est exposé … dans l’Espace de Mémoire ! Un don de notre ami Marcel CORDIER.

Des premiers échanges par Internet… Le courant passe, David et son frère décident alors d’offrir ces deux dessins à l’Espace de Mémoire.

 

Dès 2021, il avait dit qu’il viendrait en France et que ce serait l’occasion pour lui de venir revoir les dessins offerts à son père… Initialement prévue en 2025, la visite est reportée, et c’est finalement en 2026 que David viendra en Lorraine.

L’occasion pour nous de le remercier de vive voix pour ce précieux cadeau !




2021, les dessins d’Armangeo


Dimanche 12 juillet après-midi

(le dimanche sera bien le 12 juillet et non le 10 comme annoncé précédemment)

 

Juin 1940, Michel GOUJON a 5 ans et demi. Il demeure à Lacroix-sur-Meuse avec Madeleine, sa mère, âgée de 34 ans, Emile,  son grand-père, 67 ans bientôt, Marcel, son frère ainé, âgé de 9 ans, et Antonina PAWLOWSKA, une polonaise qui travaille sur l’exploitation familiale. Son père, Pierre GOUJON, 33 ans, est lui mobilisé. Il sera fait prisonnier.

En ces premiers jours de juin 40, l’avance rapide des troupes allemandes inquiète les populations civiles.

La famille meusienne décide de fuir vers le sud. Leurs voisins, la famille LERICHE, le père François, 55 ans, la mère , Marie, 52 ans bientôt, et leur fille Colette, 17 ans, choisissent de partir aussi avec leurs voisins et amis les GOUJON.

Le petit groupe de 7 personnes, se presse alors sur les routes de Lorraine.

 

Le 18 juin 1940, ils traversent Vézelise… c’est alors qu’ils sont pris sous les bombardements allemands… l’horreur les rattrape eux qui pensaient se mettre à l’abri des combats…

C’est un carnage, Emile le grand-père est tué, tout comme son frère Marcel, tous les membres de la famille Leriche sont également fauchés par ces tirs meurtriers. Antonina, très grièvement blessée, décèdera de ses blessures le 14 juillet … tragique destin.

 

Michel est gravement blessé, sa mère est indemne.

Michel est évacué dans une ambulance militaire vers Epinal. Son voisin dans le véhicule, un militaire qui a perdu une jambe…

C’est également à Epinal que seront enregistrés les décès d’Emile GOUJON, de Marie et Colette DERICHE. Seuls Marcel GOUJON et François LERICHE figurent sur les registres d’état civil de Vézelise.

Aux 47 morts « officiellement » décomptés comme tués à Vézelise lors de ces bombardements du 18 juin 1940 il faut encore ajouter 4 noms…

 

Michel sera sauvé, mais restera handicapé. Il est invalide de guerre. Il aura 92 ans cette année…

Sa mémoire reste à jamais gravée par ces souvenirs, qu’il a consignés dans un carnet.

 

Le dimanche 12 juillet prochain il viendra à l’Espace de Mémoire pour découvrir les photos de ces bombardements et pour échanger avec les personnes présentes.

 

Une page d’histoire !


Mardi 21 juillet, fin de matinée

 

La nouvelle est confirmée, une délégation du musée de la Garde Nationale du Nebraska viendra visiter l’Espace de Mémoire le mardi 21 juillet à partir de 11h00.

Une visite toujours très appréciée, nos deux structures étant étroitement liées par la reconnaissance que nous    partageons pour le 134th  Infantry Regiment US, dont la Garde Nationale du Nebraska est héritière des traditions.

Le 134th  une unité qui s’est particulièrement illustrée lors de la Libération de la Lorraine à l’automne 1944, et en plus précisément au Pont de Flavigny et lors de la Libération de Nancy.

 

Le musée du Nebraska nous avait offert une des cartes d’état-major de la Région, carte provenant du fonds du Général Miltonberger libérateur de Nancy qui (alors colonel) commandait le 134th  Infantry Regiment US.



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