Retour sur une décade particulièrement animée  

-      une panne électrique qui a « légèrement » perturbé les ouvertures des 10 et 11 août…
-      le centre de documentation qui s’est encore enrichi de plusieurs dizaines d’ouvrage,
-      des dons généreux qui permettront de renouveler plus encore les vitrines dans le futur,
-      des visites en nombre,
-      des travaux de nettoyage extérieurs,
-      sans oublier les préparatifs pour  le 75ème anniversaire de la Libération …
 

Pas de doute, ces dix derniers jours n’ont pas laissé beaucoup de temps pour se reposer !

-      Un disjoncteur qui refuse de fonctionner … et deux ouvertures où il ne sera pas possible d’allumer les vitrines. Hasard sans doute, c’est un week-end où les visiteurs viendront en nombre.
Le système D fonctionnera lui à plein, les guides feront des prouesses avec des lampes d’appoint. Les visiteurs font preuve de beaucoup de compréhension et de sympathie.
Et finalement c’est la bonne humeur qui triomphera ! « à la guerre, comme à la guerre … en cas d’alerte aérienne éteignez les lumières », ambiance d’époque garantie ce week-end !
Et un très grand merci à Thierry et Benjamin Bérard, qui dès le lundi, alors qu’ils sont en congé, interviennent pour mettre en place un branchement provisoire. Et comme les soucis ne viennent jamais seul, le dépannage nécessite également l’intervention d’EDF.
Il est courant dans notre cher pays de critiquer nos services publics…  alors, un coup de chapeau qui s’impose, nous sommes le pont du 15 août, un appel de Benjamin Bérard pour demander l’intervention d’un technicien EDF… deux heures plus tard, un jeune technicien souriant intervient et remplace la pièce défectueuse, avant de repartir illico presto sur un autre dépannage.
Dans la foulée, ce sont Thierry et Benjamin qui interviennent pour mettre en place une solution de secours.

 Les premières à apprécier le retour de la lumière dans les vitrines seront Thésée et Julie, deux amies d’Yvette Weisbecker qui, dès le lendemain,  passeront 4 heures dans l’Espace de Mémoire !

 -      Cela fera bientôt deux ans qu’était inauguré le centre de documentation Jean-Louis Etienne,
Depuis plusieurs mois, Jeanne Chantal, l’épouse de Jean-Louis Etienne prépare son déménagement. Elle quitte la maison familiale pour s’installer dans un appartement situé à proximité.
Jeanne Chantal avait encore conservé une partie de la bibliothèque de Jean-Louis. La surface de l’appartement ne permettant pas de conserver tous les ouvrages qu’elle avait gardés, … un appel téléphonique, une voiture bien chargée … et plusieurs dizaines de livres, qui feront le bonheur des chercheurs, arrivent à Vézelise !

Loi des séries …

le surlendemain, c’est la visite de l’Espace de Mémoire, par les agents de la médiathèque départementale. Visite organisée par Dominique Pocreau, le directeur qui ne viendra pas les mains vides ! Trois cartons d’ouvrages relatifs à la Seconde Guerre mondiale vont aussi enrichir le centre de documentation.


Jeanne Chantal Etienne

L’équipe de la médiathèque départementale, conduite par son directeur. Les visites seront assurées par Tonton et Jonathan

Autre surprise apportée par Dominique, un diplôme et une valise ayant appartenu à son oncle, Charles Nussbaum, de Retzwiller, Haut-Rhin.
Alsacien, requis par les Allemands en 1942, envoyé sur le front russe, fait prisonnier, interné au camp de Tambow, libéré, il rejoindra les forces alliées, avec lesquelles il finira la guerre.



Et, deux jours plus tard, pas le lumière dans les vitrines le dimanche, mais de la lumière dans les yeux de Marcel Cordier, et de Dominique, qui retrouve son ancien professeur de lettres.
Ils seront deux anciens élèves à venir le rencontrer à l’Espace de Mémoire cet après-midi là…






Marcel, qui accompagné de son épouse Mido, venait offrir « La muraille de France »,  l’ouvrage de référence du Lieutenant-colonel
Truttmann consacré à la Ligne Maginot, ainsi qu’un dessin humoristique d’Armand Mougeol, « Armangeol » , dessinateur ayant travaillé pour L’Est illustré, daté de « l’année de guerre 1944 », et plusieurs cartes postales d’époque.

La Muraille de France, ou la Ligne Maginot

Œuvre majeure du patrimoine militaire français, réalisée par le lieutenant-colonel Philippe Truttmann, elle est devenue, la référence scientifique sur le système fortifié de nos nouvelles frontières de 1918, des premiers balbutiements jusqu'au sacrifice de ses équipages d'ouvrages en mai-juin 1940. L'objectif de cette nouvelle version est, tout en conservant l'intégralité du travail de création, de réflexion et de synthèse, de revisiter la mise en page et plus particulièrement d'insérer une iconographie réalisée à partir des techniques infographiques les plus modernes. Un travail de recherches et d'illustrations a été lancé pendant quatre ans. Les nouvelles générations pourront consulter avec intérêt cet ouvrage qui fera date dans l'histoire de la fortification.

 

 Autre don, ce dimanche,




Don de Laurent Miller d’Houdreville,

Ce lit picot à identifier, ainsi que la carte FTP de son grand-père Maurice Miller, et le dossier de dommages de guerre de son grand-oncle Henri Miller, sinistré à Poussay (88)



et toujours des rencontres improbables !


Les belles rencontres de l’Espace de Mémoire :

Au centre, Claude Krysaniac, dont le père fit partie de la 1ère Division de la Garde Polonaise en juin 1940, fait prisonnier, évadé d’Allemagne grâce à l’aide de son épouse, évoque cette aventure avec Jean-Paul Seichepine,(à gauche), président du souvenir Français de Lunéville, qui connait particulièrement bien les combats menés par cette unité sur le canal de la Marne au Rhin en juin 40, et Daniel Péché, (à droite), infatigable chercheur, spécialiste des PG Français, en particulier le Stalag I.

Comme l’écrit le Petit Futé dans la nouvelle édition 2019-2020 de son guide consacré à la Lorraine et aux Vosges :

L'Espace de Mémoire de Lorraine 1939-1945 est un lieu unique dans la région. Premièrement le musée est un peu improbable, installé au bout d'une étroite route, dans un hangar agricole. Ensuite, le musée est géré par des bénévoles qui vous embarqueront sans aucun doute dans les secrets de la Seconde Guerre mondiale. On peut ainsi observer un grand nombre d'objets du quotidien, ayant appartenu à différents acteurs de cette guerre : combattants, résistants, civils... Des maquettes, uniformes, pièces lourdes, photographies ou lettres sont aussi exposés, permettant d'obtenir un authentique témoignage d'époque. Inauguré en 2011, puis renouvelé et rouvert en avril 2015, c'est une véritable vitrine de la Seconde Guerre mondiale en Lorraine, mais aussi un lieu de rencontres, d'animations, de conférences et de partage, un lieu pour comprendre et ne jamais oublier.


haut de page